YANN LEGENDRE Le néolibéralisme est-il derrière nous ? C’est la thèse que défend l’économiste et historien Arnaud Orain dans son livre Le Monde confisqué. Essai sur le capitalisme de la finitude (XVIe-XXIe siècle) (Flammarion,368 pages,23,90 euros). Selon ce directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales,le long cycle de régulation de l’économie par la concurrence,qui s’était ouvert dans les années 1970 et 1980,toucherait aujourd’hui à sa fin.
Vous ouvrez votre livre par cette phrase : « Le néolibéralisme est terminé. » Ce n’est pas forcément l’impression que l’on a aujourd’hui…
Dans certains domaines,comme le marché du travail,des politiques néolibérales continuent à être mises en œuvre,c’est vrai. Mais au niveau macroéconomique,le néolibéralisme s’estompe de plus en plus. Et l’usage répété de ce terme masque d’importantes mutations du capitalisme contemporain.Il vous reste 83.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.