Nutri-Score sur une boîte de biscuits,à Quimper,le 28 février 2025. FRED TANNEAU / AFP Après quatorze mois de blocage,la nouvelle version de l’affichage nutritionnel Nutri-Score est prête à entrer en vigueur en France. Plus sévère à l’égard de certains produits transformés pour tenir compte de récents travaux scientifiques,le nouveau calcul a finalement été approuvé,vendredi 14 mars,par le gouvernement,non sans critiques. Origines de la mesure,subtilité des algorithmes,prises de position erronées… Les Décodeurs font le point.
Qu’est-ce que le Nutri-Score ?
A partir de 2013,le ministère de la santé a voulu développer un outil d’information des consommateurs concernant la valeur nutritionnelle des produits. C’est de cette réflexion,menée à partir des travaux de l’équipe du nutritionniste Serge Hercberg,qu’est né en 2017 le Nutri-Score. Cette étiquette attribue aux aliments un code couleur en fonction de leur valeur nutritionnelle,allant du vert foncé (A) à l’orange foncé (E).Comme l’explique Santé publique France,il ne s’agit pas de distinguer les « bons » des « mauvais » aliments. « Un produit,même classé D ou E,peut être consommé dans le cadre d’une alimentation équilibrée,mais pas en grande quantité ou trop fréquemment »,explique le professeur Hercberg.
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