Une plage fermée en raison de la décomposition d’algues vertes,à Hillion (Côtes-d’Armor),près de Saint-Brieuc,le 18 janvier 2022. DAMIEN MEYER / AFP Face aux algues vertes qui pullulent depuis plus de cinquante ans sur les plages bretonnes,le préfet de la région Bretagne doit faire en sorte « de réduire effectivement la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole »,ordonne le tribunal administratif de Rennes dans un jugement du 13 mars. Soulignant « la persistance des marées vertes,voire leur augmentation en superficie et en durée »,il a relevé l’insuffisance des mesures mises en œuvre par les autorités pour les « réduire durablement ». Nicolas Forray,secrétaire général de l’association Eau et rivières de Bretagne,qui avait saisi le tribunal en octobre 2022,se félicite de cette « victoire » et évoque une « étape » : « Ce sera une vraie réussite si la préfecture de région prend des mesures qui conduisent vers une vraie amélioration. »
Deux recours avaient été formés par l’organisation de protection de l’environnement,rappelle le tribunal. Le premier était « dirigé contre le refus du préfet de la région Bretagne de prendre des mesures supplémentaires visant à lutter contre les pollutions causées par les nitrates d’origine agricole »,à la suite d’une réclamation de l’association restée sans réponse des autorités. L’Etat estime au contraire avoir agi « conformément à ses obligations de lutte contre la pollution des eaux par les nitrates » et avoir « déjà répondu aux injonctions » résultant de précédents jugements,en intégrant de nouvelles mesures dans son septième programme d’actions régional de 2024.
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