Eliane Barreille,présidente LR du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence,à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône),le 21 octobre 2024. ALAIN ROBERT/SIPA Un président de collectivité commet-il une infraction lorsqu’il refuse d’octroyer la protection fonctionnelle – l’assistance juridique et financière dont peut bénéficier un agent public d’une administration – à un fonctionnaire qui vient de déposer plainte contre lui ? La question plane au sujet de la présidente (Les Républicains) du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence depuis 2021,Eliane Barreille,73 ans. Selon des éléments judiciaires dont Le Monde a pris connaissance,Mme Barreille,qui recevait dans son département,vendredi 14 mars,la ministre de l’éducation nationale,Elisabeth Borne,est visée depuis juillet 2024 par une enquête préliminaire du parquet de Digne-les-Bains pour « prise illégale d’intérêts ». Les investigations sont menées actuellement par le commissariat de Digne-les-Bains.
Cette enquête découle d’une plainte du même chef déposée contre l’élue,en juillet 2024,par Mme K. B.,une fonctionnaire titulaire du conseil départemental,employée dans un collège de Digne-les-Bains. Cette dernière,victime de deux accidents du travail et reconnue travailleuse handicapée en 2021,avait déposé une première plainte pour « harcèlement moral » en avril 2024 contre Mme Barreille,la directrice des ressources humaines (DRH) du conseil départemental ainsi que la principale et la gestionnaire de son collège.
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